Troubles du stress post-traumatique

Comprendre le trouble du stress post-traumatique (TSPT)

Le trouble du stress post-traumatique (TSPT) est encore méconnu ou parfois associé, à tort, uniquement aux anciens combattants. Il touche pourtant de nombreux enfants, adolescents et adultes, à la suite d’événements marquants. Bien le comprendre est essentiel pour une prise en charge efficace et bienveillante.

Qu’est-ce que le TSPT ?

Le TSPT survient après avoir vécu ou été témoin d’un événement traumatisant : accident, catastrophe naturelle, violence, agression, harcèlement, deuil brutal… Ce trouble ne relève pas d’une « faiblesse » psychologique, mais d’une réaction du cerveau à un choc émotionnel trop important à traiter sur le moment.

Quels sont les signes à reconnaître ?

Les symptômes du TSPT peuvent apparaître des jours ou des semaines après le traumatisme :

  • Reviviscences : souvenirs intrusifs, flashbacks, cauchemars

  • Évitement : efforts pour fuir les lieux, situations ou personnes rappelant le trauma

  • Hypervigilance : sursauts faciles, troubles du sommeil, irritabilité, anxiété constante

  • Modification de l’humeur : tristesse, culpabilité, sentiment d’isolement, difficultés à éprouver du plaisir Chez l’enfant, le TSPT peut se traduire par des jeux répétitifs à thème traumatique, une régression (pipi au lit, peur du noir), des troubles du comportement ou de l’apprentissage.

Quelles causes et quels facteurs de risque ?

Le TSPT est provoqué par un événement exceptionnellement menaçant. Certains facteurs de vulnérabilité augmentent le risque : antécédents de troubles anxieux ou dépressifs, manque de soutien social, exposition répétée au stress, prédispositions génétiques.

Conséquences sur la vie quotidienne ?

Le TSPT peut fortement impacter la scolarité, le travail, la vie familiale, et l’estime de soi. Il peut conduire à l’isolement, à des troubles du sommeil majeurs, à des difficultés relationnelles et parfois à des addictions (alcool, jeu, écrans) pour tenter de « fuir » les émotions douloureuses.

Comment aider une personne souffrant de TSPT ?

  • Offrez une écoute rassurante, sans forcer la personne à raconter ce qui s’est passé.

  • Respectez le rythme de chacun et évitez de juger la réaction au traumatisme.

  • Encouragez la consultation de professionnels spécialisés (psychologues, psychiatres, services d’accompagnement post-traumatique).

  • Rassurez quant à la possibilité d’aller mieux : une prise en charge adaptée (psychothérapie, parfois médicaments) permet souvent de retrouver sérénité et qualité de vie.

En résumé : Le TSPT est un trouble sérieux, mais il se soigne grâce à une prise en charge adaptée et à la compréhension de l’entourage. Plus on en parle, plus il devient facile d’ouvrir la voie à un accompagnement efficace, pour petits et grands.

N’oublions pas : il n’est jamais trop tard pour demander de l’aide ou soutenir un proche confronté à un traumatisme.